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Philarmonie de Paris - Grande salle Pierre Boulez - 19h30

Opera en 2 actes de Wolfgang Amadeux Mozart (1756-1791), K620, livret d'Emmanuel Schikaneder d'après Obernon de Christophe Martin Wieland, Création à Vienne au Theater auf der Wieden, le 10 septembre 1791 sous la direction du compositeur ( 2 mois avant sa mort), avec Emmanuel Schikaneder dans le rôle de Papageno.

Avec :

Siobhan Stagg (Pamina), Josie Devos (La Reine de la nuit), Julian Prégardien (Tamino), Sophie Junker (Première dame), Emilie Renard (deuxième dame), Eva Zaïcik (troisième Dame), Klemens Sander (Baryton), Camille Poul (Papagena), Dasphon Burton (Sarastro), Mark Omvlee (Monostatos), Christian Immler (l'orateur), Ralael Galaz (1er prêtre et 1er homme d'arme), Yu Chen ((2ième prêtre et 2ième homme d'arme). Nina Zenasni-Cor, Remi Meyer, Mathilde Gomis (3 garçons).

Orchestre des Talents Lyriques, Choeur de l'opéra de Dijon (dir. Anass Isamt), Maîtrise de Dijon (Etienne Meyer), Direction musicale : Christophe Rousset.

Version de Concert.

La forme singspiel est particulièrement adaptée au principe de la version concert. Celle-ci a bien évoluée depuis plusieurs années et les chanteurs improvisent une mise en espace qui rythme l'intrigue et permet d'identifier les personnes. Cette forme concert permet aussi de bien isoler les morceaux musicaux et débarrassée des habituelles effets mise en scène plus ou moins féeriques ou fantasmagoriques, l'ouvrage gagne en lisibilité

Vocalement ce n'est pas la distribution du siècle. On avait hâte d'entendre Jodie Devos lancée depuis sa victoire au Concours Reine Elisabeth. la voix est belle, lègère, même si elle essaie de la noircir au maximum. La problématique générale des reines de la nuit est que, quant elles ont la voix pour affronter la tessiture du rôle, elles sont plus crédibles dans Lakmé qu'elles chantent souvent à la même période ( ce que vient de faire Julie Devos, précisément au théâtre de Tours).

Tamino est sans doute le mieux distribué, avec ce style "mozartien" qui manque un peu à tous les autres protagonistes. Les 3 dames forment un parfait trio vocal, avec une harmonie des voix idéales et qui met en évidence toute la subtilité de l'écriture des ensembles de Mozart. Zarastro malgré sa stature est débordé tant par la tessiture du role un peu grave pour lui, que par la langue allemande dont il n'a ni l'accent ni la prosodie.

 

Le choeur de Dijon ( avec le plaisir personnel d'y retrouver quelques têtes connues) est bien préparé pour ses courtes interventions conclusives.... avec toujours un peu ce manque de nuances qu'on lui connaît.