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Théâtre Cinéma du Grand REX, Valréas - 20H00

Pièce de Patrick Angonin et Bruno Druart

Avec Laurence Badie, Henri Guybet, Jean Fi Janssens, Jérôme Rodriguez

Mise en scène de Jean-Philippe Azema

L'été, dans une station balnéaire, Yohan, un jeune et séduisant maître d'hôtel affole et fait tourner la tête de la clientèle féminine locale. Notamment Marthe Mangin, célèbre actrice à la carrière en berne qui cherche un partenaire de charme pour remonter « Chéri » de Colette.

Pourquoi pas avec le charismatique Yohan ? L'arrivée impromptue de Gérard à la vie tumultueuse et à la truculence naturelle qui doit régler un passif avec la tragédienne cabotine, provoque quelques remous.

C'est bientôt l'affrontement entre eux deux mais un fait divers local va complètement bouleverser leur relation « explosive ».  C'est du moins ce que l'on a cru comprendre de la pièce et de l'intrigue.

Cette comédie de boulevard, est dans la plus pure ligne de la mauvaise tradition du genre, intrigue sans aucun intérêt, texte non su malgré oreillette et autre moyen du genre, par des artistes, qui, parce qu'ils ont un petit nom, estiment sans doute ne rien devoir au public.

Laurence Badie peine dès le début à se déplacer sur scène et la première sortie, faite à l'arrache dans les rideaux d'avant scène laisse présager le pire.

De fait, elle rate plus tard dans la pièce, tombe les 4 marches d'accès au plateau pourtant signalées en fluo, on la croit assommée, et la salle inquiète mais médusée finit par entendre la vois aigrelette qui annonce "Mesdames et Messieurs, le spectacle continue".

On peut imaginer qu'une telle chute puisse perturber une artiste (mérite t elle encore ce nom ?) déjà pas mal " à l'ouest", mais là on atteint des sommets : bafouillages, cafouillages, soufflages se multiplient, sarcasmes vulgaires et mots grossiers se mêlent pour ne faire qu'une soupe indigne.

Alors que des professionnels locaux s'échinent à reproduire les illustres tournées théâtrales en province pour décentraliser sinon la culture, du moins le théâtre dans des lieux moins parisiens (merci et salut à eux) on regrette que les tourneurs et les artistes eux-mêmes n'aient pas la décence de se présenter prêts et proprement devant le public.