aparté

samedi 25 février 2012

Hommage à Maurice André

andreMaurice André, immense trompettiste a tiré sa révérence samedi à 78 ans. Fils de mineur, il a commencé à descendre à la mine tout en étudiant la trompette. Après les classes de conservatoire, ce furent les pupitres solo d'orchestre (Lamoureux, ORTF, Opéra Comique), avant de devenir le soliste international, le professeur qui donna sans compter, formant des centaines d'élèves dont les plus grand noms de la trompette d'aujourd'hui.

Il a révolutionné le jeu de la trompette en créant un piccolo trompette à 4 pistons donnant un nouvel accès à toute une littérature baroque devenue inaccessible.

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mardi 21 février 2012

Bourgogne Sud

bourgogne sudA la sortie du casino de Paris, à 100m en descendant, la Bourgogne Sud offre une ambiance bistrot avec des plats de terroirs. Dommage que le service ne se prolonge pas trop après le spectacle, car nombre de candidats ont été hélas refoulés.

Nous étions sortis rapidement et du coup nous avons été accueilli, gentiment mais sur le fil !!! le service n'en a pas moins été très convivial, affable et attentif. Le menu est à 23,50 euros dans lequel nous avons choisi une magnifique terrine de foie de volaille et des oeufs cocotte champignons, puis une joue de boeuf en cocotte et du saucisson de Lyon pistaché. les desserts sont plus classique (fondant et gratin de fruits).. avec les boissons c'est moins de 40 euros par personne, pour un diner qui nous a enchanté.

 

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samedi 18 février 2012

Récital Nathalie DESSAY

dessayOpéra Corum de Montpellier – 20h30

Avec Nathalie Dessay (soprano) et Philippe Cassard (piano)

Claude Debussy, mélodies de jeunesse (1880-85)

  • Romance (Maurice Bouchor, inédit, création mondiale)
  • Romance (Paul Bourget)
  • Les Cloches (Paul Bourget)
  • L’archet (Charles Cros, inédit, création mondiale)
  • Clair de lune (pour piano)
  • Claine de lune (Paul Verlaine)
  • Calmes dans le demi-jour (Paul Verlaine)
  • Fête Galante (Théodore de Banville)
  • Pierrot (Théodore de Banville)
  • Appariation (Stéphane Mallarmé)
  • Emmanuel Chabrier : Chanson pour Jeanne (1886, Catulle Mendès)
  • Ernest Chausson : le temps des Lilas (1892, Maurice Bouchot)
  • Henri Duparc : l’invitation au voyage (1857, Charles Baudelaire)
  • Gabriel Fauré : Nocturne n°4 op 33 pour piano (1884)

Claude Debussy :

  • Le matelot qui tombe à l’eau (Maurice Bouchor, inédit, création mondiale)
  • Coquetterie Posthume (Théophile Gautier)
  • Regret (Paul Bougret)
  • La Romance d’Ariel (Paul Bourget)

En bis :

  • Debussy : Nuits d'Etoiles
  • Delibes : Lakmé : air du 3° acte : Tu m’as donné le plus doux rève.

La Direction du Corum a tout fait pour donner à ce récital de Nathalie Dessay, le lustre d’une soirée d’exception, d’un événement pepeole de Montpellier, après le requiem de Ricardo Muti. De fait, le salle est comble. Monsieur Scarpita y déploie ses minauderies habituelles. La soirée est attendue après le forfait de novembre 2011, mais l’honneur est sauf pour lui garder le caractère de première mondiale (les concerts suivants n’étant programmés qu’ à compter du 25 février). En effet 3 mélodies sur des poèmes de Maurice Bouchor ont été données à Philippe Cassard par un ayant droit de Debussy.

Nathalie Dessay n’est pas une spécialiste du récital, surtout du récital avec piano. On la sent légèrement tendue, toussotant à de nombreuses reprises entre les mélodies. Elle n’en réussit pas moins à donner une leçon de sensibilité et de charme sans égal. Le récital est construit avec intelligence : d’abord des mélodies de jeunesse de Debussy, calmes et douces, qui installent une atmosphère d’éther !!! puisque les choses s’animent un peu avec « Fête galante » et « Pierrot ». La seconde partie donne à entendre quelques autres compositeurs peut-être plus mélodiques, très dans l’esprit « salon sucré » de cette fin du 19° siècle (Chausson - Le temps des lilas). Le récital se termine avec 4 nouvelles mélodies de Debussy, plus élaborées, plus longues notamment celles sur des poèmes de Paul Bourget où Dessay parvient à installer une véritable atmosphère.

Difficile de juger de l’état de la voix, qui n’est pas dans ce répertoire sollicitée à l’extrême, quelques gouttes de salives malencontreuses font cependant brièvement dérailler la voix. Le texte, dans Debussy surtout est souvent  inintelligible, et redevient parfaitement audible dans chausson notamment. Delà à penser que certains compositeurs sont doués pour le respect de la prosodie et d’autres non, il n y a qu’un pas… Encore un fois, le tout est proposé avec une grâce et un charme fou.

Philippe Cassard est un accompagnant subtile et attentif. Il nous régale de 2 pièces pour pianos, en particulier un nocturne de Faure d’un toucher et d’une sensibilité incomparable.

Deux bis clôturent la soirée (cependant assez courte : à peine une heure de chant). Philippe Cassard y annonce l’air de Lakmé, la salle ne frémit même pas, tant semble-t-il le public d’aujourd’hui est loin de ce répertoire. Nathlie Dessay, avec sa verve habituelle s’empresse de préciser : « pas le grand , le petit »…

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La Dame de Fer

dame de ferMultiplexe Gaumont - 13h15

Film Franco Britanique réalisé par Phyllida Lloyd, avec Meryl Streep, Jim Broadbendt, Suan Brown,

Margaret Thatcher, première et unique femme Premier ministre du Royaume-Uni (de 1979 à 1990), autrefois capable de diriger le royaume d’une main de fer, vit désormais paisiblement sa retraite imposée à Londres. Agée de plus de 80 ans, elle est rattrapée par les souvenirs. De l’épicerie familiale à l’arrivée au 10 Downing Street, de succès en échecs politiques, de sacrifices consentis en trahisons subies, elle a exercé le pouvoir avec le soutien constant de son mari Denis aujourd’hui disparu, et a réussi à se faire respecter en abolissant toutes les barrières liées à son sexe et à son rang. Entre passé et présent, ce parcours intime est un nouveau combat pour cette femme aussi bien adulée que détestée.

Le film tient par la performance de Meryl Streep, tant sur la période politique de 79 à 80 où elle se confronte à ce monde machiste et mysogine, que dans la vieillesse où hagarde et allucinée, elle se raccroche au fantôme de Denis qu'elle crois cotoyer encore ....

Force, hélas est de constater que toute la période complaisamment décrite de la vieillesse, ainsi que les longues intermèdes de la vie ménagère de Margaret Thatcher, même si le soutien de Denis a sans doute été essentiel dans sa vie, n'apporte que peu de chose, notamment sur le message politique de Madame Thatcher...

Dernière minute : c'est avec logique que Meryl Streep vient de reçevoir un oscar pour son interprétation.  Meryl-Streep-en-Lanvin_portrait_w674

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vendredi 17 février 2012

Restaurant La Réserve Rimbaud

LOGO1Réserve Rimbaud - 20h00

L'établissement est la suite d'une très longue tradition culinaire sur Montpellier, depuis la guinguette de 1835, la reprise en 1875 par Titus Rimbaud qui donne son nom à la batisse et qui restera jusqu'à nos jours, malgré la succession des frères Villeneuve, des frères Gousserand puis de Tarrit père et fils et enfin de Charles Fontès, lieutenant d'Alain Dutournier, (carré des Feuillants).

Le lieu est à l'écart de la Ville en bordure du Lez, qui a, par deux fois, dans l'histoire du lieu, balayé une partie de l'établissement, notament ses terrasses au bord de l'eau.

Dans un décor clair et sobre, nappage taupe, l'accueil est policé, à la limite un peu froid. Pour une première visite, nous avons opté pour le menu carte à 60 euros dans lequel nous avons pioché : Noix de Saint Jacques rôties,topinambour,cresson,huitre et Ravioles de foie gras et émincé de canette en consommé gingembre-citronnelle pour suivre pigeon rôti, blettes, chou, potimarron et condiment dattes-citron et filet de turbot vapeur à la purée de pois chiche. En dessert, soufflé à la Mandarine Impériale, sorbet et croustillant clémentine pour les deux.
Avec l'apéritif et le vin (un excellent croze hermitage blanc) et les cafés, l'addition grimpe vite à plus de 100 euros par personne.

Nous avions réservé environ un mois avant et nous avons regretté d'être à une table coincée entre les deux salles, plutôt gêné au début du repas, par le ballet de l'arrivée des clients. Dommage d'autant que notre observation n'a semblé faire ni chaud, ni froid au maître d'hotel.

Du coup impression mitigiée, cuisine superbe, ambiance et acceuil peut être pas à la hauteur du lieu. Nous tentrons une nouvelle expérience cet été à l'extérieur.

La Réserve Rimbaud, 810 avenue Saint Maur 34000 Montpellier, tél : 04.67.72.52.53rimb

 

 

 

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mardi 14 février 2012

Beethoven, Prokofiev, Ravel, Weill

EOPThéâtre des champs Elysées - 20h00

  • Beethoven : Ouverture d'Egmont (1810),
  • Prokofiev : Concerto pour violon n°1 en ré majeur op 19 (création en 1923 par Max Darieux à l'opéra de Paris),
  • Ravel : Introduction et allgro pour harpe, clarinette et quatuor à cordes en sol majeur (1907),
  • Kurt Weill : Symphonie n°2 (création le 11 octobre 1934 au concert-gebouw d'Amsterdam direction: Bruno Walter

Ensemble orchestral de Paris dirigé par Heinrich Schiff, Violon : Deborah Nemtanu

Cette musique n'est pas de celle que j'affectionne particulièrement, mais elle donne l'occasion de ré-entendre l'ouverture d'Egmont brève intense, qui préfigure celle 1812 de Tchaikowski et surtout l'intervention en soliste de la violoniste super solo de l'orchestre Deborah Nemtanu, qui justifie à elle seul le choix du concert : l'inimaginable partie du soliste, diabolique démonstration de virtuosité dont Déorah Nemtanu se sort avec brio dans le concerto de Prokofiev.

 

 

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dimanche 12 février 2012

La chartreuse de Parme

chartreuseOpéra de Marseille - 14h30

Opéra en 4 actes d’Henri Sauguet, livret d’Armand Lunel d’après l’œuvre éponyme de Stendhal, Création à Paris le 20 mars 1939, Création à l’opéra de Marseille le 8 février 2012.

Avec : Nathalie Manfrino (Clélia Conti, Marie-Ange Todorovitch (Gina, Duchesse de Sanseverina), Sophie Pondjiclis (Theodolinde), Sébastien Guèze (Fabrice del Dongo), Nicolas Cavalier (Comte Mosca della Rovere), Jean Philippe  Lafont (Général Fabio Conti), Eric Huchet (Ludovic), Jacques Calatayud (Barbone).  Orchestre et chœurs de l’opéra de Marseille, chef du chœurs Pierre Lodice, Chorale Anguelos de l’Ecole de Chevreuil, Chef du Chœur : Patrick Benoît. Direction musicale : Lawrence Foster, Assistant : Didier Lucchesi. Mise en scène : Renée Auphan, Décors : Bruno de Lavenère, Costumes Katia Duflot, Lumières : Laurent Castaingt.

C’est un événement en soit que donne à voir l’opéra de Marseille avec cette Chartreuse de Parme, dont il s’agit de la création in loco. L’ouvrage crée à Paris le 20 mars 1939 pour 7 représentations et il est rattrapé par la guerre : les représentations de l’automne sont annulés et personne ne pense plus à la Chartreuse de Sauguet.

Hormis une version concert en janvier 1958 au théâtre des Champs Elysées et une reprise scénique à Grenoble en février 1968, c’est l’audace de l’opéra de Marseille qui remet ainsi l’ouvrage sur un plateau. Les représentations sont données en hommage à Henri Sauguet mort en 1989 et à Jacques Dupont, peintre, ami d’Henri Sauguet, décédé en 1977  et qui fut le décorateur de la création.

Le livret de Lunel ne retient que quelques épisodes du roman de Stendhal, dépouillés de leur dimension politique, et se concentrant sur la violence romanesque des sentiments et des amours contrariés.

Le découpage en tableaux (un peu à la manière du Dialogues des carmélites de Poulenc) hache un peu l’histoire et nuit à la continuité de la tension dramatique.  Renée Auphan et son décorateur Bruno de Lavernère proposent une présentation sobre, élégante et d’un remarquable esthétisme visuel. Le choix de placer la scène de la loge en hauteur, comme certains duos qui séparent les protagonistes, donne des plans multiples et organisent une sorte de 3ème dimension sur la scène.

L’orchestre porté par la talentueuse baguette de Lawrence Forster donne toutes les couleurs que réclame la chatoyante partition de Sauguet. On retrouve le style descriptif des ballets de Sauguet, (les forains notamment) : l’évocation du cocher de la Sansévérina est opportunément accompagné des clochettes et des coups de fouets qui plantent le décor.

Vocalement le plateau est intéressant : Marie-Ange Todorovich reprend le rôle de Gina, que la grande Germaine Lubin a porté (avec caprices) à la création. Son abattage naturelle donne à la duchesse, l’allure et l’autorité qu’il convient. Son air du 8ème tableau ou elle prend conscience de l’attachement indéfectible de Fabrice pour Clélia est d’une grande intensité et elle résume sa situation sans issue : « Il faut que mon cœur cède enfin à la raison et que dans mon orgueil, je pare d’un sourire, ma cruelle désillusion » et Mosca (altier Nicolas Cavalier) est tout prêt pour recueillir la duchesse en détresse. Nathalie Manfrino et Sébastien Guèze ont l’age, l’allure et la fougue du rôle. Tout est remarquablement en place pour une création de cette envergure.  On pourrait suggérer à Sébastien Guèze de contrôler un peu une sorte de rictus de morgue, pas forcément nécessaire et cette bouche ouverte et tordue à l’accès. Il n’a pas besoin de cela pour faire passer les aigus lumineux quel a partition exige et qu’il dispense sans faiblesse. Le sermon des lumières qui clôture l’ouvrage renvoie à une autre scène d’église et Sauguet n’a pas à rougir de l’intensité dramatique que sa musique produit.gueze

 

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vendredi 10 février 2012

Beethoven Hadyn Pauset Orchestre Les Dissonances

quator raphael

Auditorium de Dijon - 20h00

Brice Pauset (né en 1965) : Maus Frosch,  suite en cinq mouvements , commande et création mondiale de l'Opéra de Dijon et de la cité de la musique.

Joseph Haydn (1685-1759) : Quatuor en si bémol majeur op 76 n°4 "Lever de soleil" (création posthume 1797)

Ludwig van Beethoven (1700-1827) : Symphonie n°6 en fa majeur op 68, dite "La Pastorale" (1808).

Ensemble orchestrale Les Dissonances et David Grimal, premier violon.

Quatuor Raphaël : Pierre Fourchenneret (violon), Pablo Schatzmann (violon), Arnaud Thorette (alto), Maja Bagdanovic (violoncelle).

L'ensemble Les Disonances est un collectif d'artistes qui se produit sans chef. Nous avons déjà eu l'occasion d'entendre cette formation et de déplorer parfois le manque d'unité et plus encore de dosages entre les pupitres, tout se qui constitue le vrai travail d'un chef, somme toute un peu utile... On notera toutefois le travail de contact organisé en permanence sur scène, les regards qui s'échangent, les vérifications de tempos des uns et des autres.

La suite de Pauset laisse perplexe,  du premier mouvement classique dont on se demande où l'inspiration a été trouvée, au second mouvement fait de bruit, de craquement, de froissement !! et où l'on se demande où l'inspiration a manqué.

 

 

 

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